L’activité d’intégration, finale d’une séquence didactique

Cet exercice de synthèse est une démarche pédagogique visant à amener l’apprenant à mobiliser et à structurer plusieurs acquis (savoirs, savoir-faire, savoir-être) préalablement étudiés séparément pour résoudre une situation complexe ou nouvelle.

L’activité d’intégration est un atelier de cohésion dont la fonction est d’aider les élèves à s’exercer sur la mobilisation de plusieurs acquis pour résoudre les problèmes de la vie courante. Dans ce contexte, «intégrer», c’est réunir deux ou plusieurs éléments pour en créer un nouveau. Visant à l’assimilation, à l’insertion ou à la fusion dans un groupe ou un contexte nouveau, cette démarche pédagogique permet de donner du sens aux apprentissages et de vérifier la capacité à utiliser ces connaissances en contexte. Elle est importante en ce sens qu’elle consolide l’apprentissage en profondeur en liant les concepts à une production concrète, favorisant l’articulation des ressources et le transfert des connaissances.

 

Mobilisation des savoirs

Selon Xavier Roegiers, ingénieur et docteur en sciences de l’éducation, «l’intégration est une opération par laquelle on rend interdépendants différents éléments qui étaient dissociés au départ, en vue de les faire fonctionner d’une manière articulée en fonction d’un but donné». Ce qui laisse entendre que dans l’approche par compétences, les apprentissages s’effectuent en deux phases, à savoir: la phase d’apprentissage des savoirs essentiels et la phase d’apprentissage de l’intégration. La deuxième phase est planifiée au sein du parcours éducatif, souvent en fin de séquence ou de module. À ce niveau, les élèves apprennent à mobiliser les savoirs essentiels acquis, en vue de la résolution d’une tâche.

 

Formulation de la tâche

Dans une séquence didactique constituée de six semaines, une semaine, généralement la quatrième semaine de la séquence didactique, est réservée à l’activité d’intégration qui s’effectue juste avant l’évaluation. Cette activité n’est pas à confondre avec l’intégration à mi-parcours qui sert à fédérer quelques ressources au fil des apprentissages de l’écrit et de l’oral. Ainsi, dans une activité d’intégration, l’énoncé de la tâche doit contenir les cinq éléments suivants: le contexte qui est l’environnement dans lequel se situe le problème, le problème à résoudre, la production attendue qui est le résultat matériel attendu, les consignes (durée, longueur, etc.), les contraintes (ou obstacles pour s’assurer que les élèves ne passent pas à côté de l’apprentissage visé). Ces éléments permettent de déboucher généralement sur une production concrète ou la résolution effective d’un problème par les apprenants.

 

Exemple d’activité d’intégration: 

Langues Nationales 4ème 2025-206: L’intégration n°4

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