L’AGLC : Socle de l’enseignement des langues nationales
Face au défi du trilinguisme, voire multilinguisme scolaire au Cameroun, l’Alphabet Général des Langues Camerounaises (AGLC) s’impose comme l’outil de standardisation idéal pour le primaire et le secondaire. En harmonisant l’écriture de notre patrimoine linguistique, cet alphabet facilite l’apprentissage des élèves. Pour EDU-KULTUR, c’est le piédestal pédagogique incontournable pour réussir l’ancrage durable de nos langues nationales.
L’alphabet búlu: De l’héritage missionnaire à la standardisation linguistique
L’alphabet búlu est tiré de l’Alphabet Général des Langues Camerounaises (AGLC). L’AGLC est un ensemble de règles orthographiques basé sur l’alphabet latin, mais enrichi de lettres supplémentaires, destiné à uniformiser l’écriture des langues camerounaises. Il provient de l’alphabet des langues bantoues de 1970. Il a été créé en 1978, édité par Maurice Tadadjeu et Étienne Sadembouo, testé pendant un an et adopté sous l’égide de l’université de Yaoundé et de la recherche scientifique (ONAREST), avec la participation des linguistes de SIL International. Il est publié à nouveau en 1984. L’Association nationale des commissions de langues camerounaises (ANACLAC) a adopté l’AGLC comme alphabet et son orthographe pour ses travaux en langues camerounaises.
L’écriture de l’ewondo : de la tradition à la transcription moderne
Entre tradition missionnaire et rigueur linguistique, l’écriture de la langue ewondo évolue. Cet article analyse les pièges de sa transcription historique avant de détailler les principes de la notation moderne, indispensables pour restituer la richesse de ses tons.
