Après Douala : Le  Port de Bordeaux lie un partenariat avec le PAK

Le processus inhérent est la résultante de l’engagement commun des élus politiques et professionnels de France d’origine camerounaise.

Les premières assises de l’association des Elus en France d’origine camerounaise (EFRACAM), tenues à Yaoundé, du 8 au 12 juillet 2026, remettent au centre du débat la coopération décentralisée entre la France et le Cameroun. Au cœur de cette dynamique se trouve un projet de coopération portuaire entre Bordeaux et Kribi. Laquelle porte les aspirations du Port maritime de Bordeaux de «passer d’une logique d’échange à une logique de co-développement» avec le Cameroun, présenté pour la circonstance comme «un partenaire naturel», à en croire le directeur général, Ivan Martin. Les attentes des parties se ficellent d’ores et déjà autour d’intérêts bien ciblées qui sont à dévoiler à l’occasion future de la signature d’une convention entre les parties. 

En la matière, les lignes sont tracées: «Nous avons un intérêt tout particulier à nous tourner vers la mer», a déclaré Ivan Martin à l’ouverture des assises d’EFRACAM mercredi. Le contexte lui-même se positionne comme l’architecte de chantier, définissant les bornes spatio-temporaires et les enjeux mécaniques. «On se rencontre aujourd’hui dans un monde perturbé, avec des alliances qui changent tous les jours, qui nous font développer une certaine résidence, une souveraineté sur les échanges, les échanges historiques qui existent entre la France et Cameroun. Il est question de défendre une relation économique équilibrée», martèle le responsable du port Girondais. La formation, le transfert de compétences et l’émergence d’entreprises locales et micro-locales, sont les points sur lesquels Bordeaux souhaite ancrer la coopération escomptée.

 

Premières assises de l’association EFRACAM de l’année 2026.

 

 

L’expérience de Douala comme boussole

Avant Kribi, il y a eu Douala. Le partenariat entre le Port maritime de Bordeaux et le Port Autonome de Douala, lancé en 2019 pour une période de trois ans, est présenté par EFRACAM comme un cas d’école. «C’est une collaboration exemplaire sur plusieurs points. Tout d’abord, c’est la première fois qu’un territoire de France engage une coopération décentralisée avec une ville d’Afrique, pour embarquer en même temps ses acteurs économiques. Ensuite, ce sont plusieurs actions qui ont été implémentées à travers la formation et les relations commerciales, entre autres», explique le président des Elus de France d’origine ou de nationalité camerounaise, Pierre Gaétan Njikam. Les accords entre les deux parties s’étendaient au développement urbain et portuaire, à la sécurité et la navigation.

 

EFRACAM élargit son spectre

Loin de se limiter au maritime, EFRACAM revendique une kyrielle d’autres actions ayant contribué à la création de passerelles de développement entre la France et le Cameroun. Le parrainage, principal outil de ce chantier favorise les échanges portent déjà d’innombrables résultats. Au décompte au moins cinq parrainages activés depuis 2024. «Le dispositif de parrainage consistant pour chaque membre d’EFRACAM d’être un peu le point focal, l’ambassadeur, l’animateur de la relation entre son territoire et une collectivité territoriale camerounaise.  Si nous sommes par exemple ici aujourd’hui au conseil régional du centre, c’est parce qu’en tant que son parrain, il était important pour moi aussi de donner du contenu de mobilisation des élus de la région du centre puisque le comité national paralympique par exemple déploie sa section régionale de l’handisport à Yaoundé », déclare Pierre De Gaétan Njikam Mouliom.  EFRACAM prévoit d’élargir son maillage avec de nouveaux recrutements. Et d’investir d’autres secteurs : jeunesse et culture.

Louise Nsana

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